Monthly Archives: September 2010

Benjamin Netanyahou, premier ministre d’Israël déclarait ces derniers temps, « Ce qu’il nous faut pour résoudre ces problèmes complexes [pour aboutir à la paix], c’est une façon de penser nouvelle et créatrice ». Netanyahou n’a jamais eu autant raison.

Les pourparlers de paix dans le Moyen Orient sont voués à l’échec tout comme ceux qui les ont précédés, car ils prennent pour point de départ le même principe de base faussé qui empêche d’apporter une solution au conflit. La proposition de solution se fonde sur un partage inégal de la terre. Les juifs israéliens qui forment 50% de la population, recevraient au moins 78 pour cent du territoire – probablement plus – alors que les Palestiniens qui forment l’autre moitié de la population se verraient alloués ce qui reste.

Durant les 100 années qui viennent de s’écouler, d’innombrables tentatives ont été faites pour résoudre le conflit Israélo-Palestinien par les voies du partage du territoire. Elles ont toutes échoué. Actuellement, avec les Israéliens qui vivent à leur aise sur l’ensemble du territoire, y compris dans la majeure partie de la Cisjordanie, il n’y a pas de raison d’espérer que la tentative en cours aura plus de succès. Au contraire, on peut s’attendre à ce que toute nouvelle tentative de partage du territoire soit vouée à l’échec.

Cette solution des deux États, considérée à tort comme la seule possible, est fondée sur le discours sioniste qui veut que les Juifs d’Israël ont davantage droit à cette terre que les Palestiniens. L’état de choses actuel en Palestine/Israël est le suivant: il y a 10 millions de personnes administrées par l’Etat d’Israël mais les lois qui les régissent sont différentes. Les Juifs d’Israël jouissent de la démocratie et de la liberté, les Palestiniens, citoyens d’Israël, doivent se contenter de droits restreints à l’intérieur d’Israël, les Palestiniens de Cisjordanie souffrent d’un système de dualité de pouvoirs alors que ceux de Gaza sont enfermés dans une prison à ciel ouvert qui est totalement contrôlée par Israël.

Les soldats israéliens ont le droit d’emprisonner ou de tuer les Palestiniens selon leur bon vouloir et cela sans jugement. De plus, Israël peut facilement confisquer les terres et les autres biens des Palestiniens. Pour tout recours, les Palestiniens dépouillés de leurs biens ou de leurs droits fondamentaux ne peuvent s’adresser qu’à un tribunal irrégulier qui, dans l’ensemble, se contente d’approuver les actions des militaires et du gouvernement. Le droit international est inopérant.

Israël a de nombreuses fois fait clairement connaître sa position sur les principaux problèmes du conflit : non, non, non et non. Israël ne cessera jamais d’implanter des colonies, Israël ne partagera jamais Jérusalem, Israël ne permettra jamais aux réfugiés palestiniens de revenir dans leur patrie et Israël ne reviendra jamais aux frontières d’avant 1967. En d’autres termes, Israël rejette les demandes palestiniennes – ainsi que les obligations du droit international – sans lesquelles un État libre et indépendant ne peut s’instaurer.

Les dirigeants arabes qui soutiennent les pourparlers en cours et qui se sont rendus à Washington la semaine dernière reçoivent des milliards de dollars des fonds d’aide américains aux pays étrangers. Assurément, ils ne peuvent se permettre de contredire le Président des Etats Unis. De même, le Président palestinien Mahmoud Abbas, qui était aux premières loges pour voir la manière dont son prédécesseur a été trainé dans la boue et ensuite assiégé alors que les tanks israéliens s’emparaient du siège du gouvernement palestinien à Ramallah, ne peut qu’accepter les lourdes exigences d’Israël et des Etats Unis.

On assimile souvent l’Autorité Palestinienne à un gouvernement – il y a un Premier Ministre, un parlement et un Président – mais en fait, son autorité se borne à celle que peut avoir un conseil municipal. L’Autorité Palestinienne exerce un pouvoir très limité et on lui permet de gouverner de manière très restreinte. C’est Israël qui essentiellement exerce son pouvoir de véto.

Netanyahou avait raison quand il disait que le temps était venu de penser de façon nouvelle et créatrice, mais ses mises en garde contre un État palestinien réduisent tout cela à néant dès le départ. Il est temps de rejeter le principe des deux États.

Puisque les deux peuples ont en commun une terre que tous deux revendiquent comme leur patrie, leurs destins sont liés. Il faut qu’ils envisagent leur avenir comme des égaux. Comme les Israéliens et les Palestiniens sont déjà dans une large mesure administrés par un gouvernement et un État, il est temps que leurs voix puissent se faire entendre à égalité dans ce gouvernement et qu’ils puissent parler à égalité pour décider de leur avenir commun. Un État commun qui donnerait des droits égaux et une protection égale devant la loi à tous ceux qui vivent à l’intérieur de ses frontières est la seule façon pour les deux peuples d’avoir la paix et la prospérité.

La solution des deux États est dépassée, tuée par des décennies d’une activité visant à installer des colonies inamovibles. Une démocratie pluraliste, laïque sur toute le territoire d’Israël/Palestine, sans partition ni ségrégation, sera source de créativité et de coopération et permettra aux Israéliens et aux Palestiniens d’avancer vers un meilleur avenir. Ce qui a fonctionné en Afrique du Sud et dans le Sud de l’Amérique où la ségrégation a pris fin peut fonctionner aussi bien en Israël/Palestine.


A Shared State in a Shared Homeland By Miko Peled


Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu recently argued, “What is required is creative, novel thinking in order to resolve these complex [peacemaking] issues.” Netanyahu has never been so right.

The current Mideast peace talks will fail, as befell predecessors, because they are based on a flawed premise blocking the conflict’s resolution. The proposed solution is based on an uneven partition of the land.  Israeli Jews, who make up roughly 50 percent of the population, would receive at least 78 percent of the land – and probably more – while the Palestinians who comprise the other half of the population would receive what remains.

Over the last 100 years countless attempts have been made to solve the Israeli-Palestinian conflict via partition.  All have failed.  Today, with Israelis living comfortably in all parts of the country, including major parts of the West Bank, there is no reason to expect the current attempt will fare any better.  On the contrary, one can count on further attempts at partition to fail.

This solution, a two-state outcome wrongly regarded as the only game in town, is based on the Zionist narrative claiming that Jewish Israelis have a greater right to the land than do the Palestinians. The current state of affairs in Israel/Palestine is that 10 million people are ruled by the State of Israel but live under different laws.  Israeli Jews enjoy a free democratic society, Palestinians who are Israeli citizens make do with limited rights within Israel, Palestinians within the West Bank suffer from a dual system of law, while those in Gaza are confined to an open-air prison over which Israel maintains ultimate control.

Israeli forces may detain or kill Palestinians at will and without due process.  Furthermore, Israel can easily confiscate land and other property from Palestinians.  Recourse by Palestinians stripped of property or fundamental rights is confined to a kangaroo court that largely rubber stamps military and government actions.  International law is toothless.

Israel has made its stance on the main issues of the conflict abundantly clear: no, no, no, and no. Israel will never stop building settlements, Israel will never share Jerusalem, Israel will never allow Palestinian refugees to return to their homeland, and Israel will never return to the pre-1967 borders.  In other words, Israel rejects Palestinian requirements – and the obligations of international law — needed to establish a free and independent state.

The Arab leaders who support the current talks and traveled to Washington last week are all recipients of billions of dollars in U.S. foreign aid.  They certainly cannot afford to say no to the President of the United States.  Likewise, Palestinian President Mahmoud Abbas, who saw first hand how his predecessor was vilified and then placed under siege while Israeli tanks took over the Palestinian government headquarters in Ramallah, cannot say no to ham-fisted demands by Israel and the U.S.

The Palestinian Authority is often likened to a government – it has a Prime Minister, a parliament, and a President – but in reality its authority merely rivals that of a city council.  The Palestinian Authority has very little control and is permitted to do very little governing. Israel essentially exercises veto control.

Netanyahu was right to propose it is time for “creative, novel thinking,” but his caveats on a Palestinian state doom it from the start.  It is time to discard the two-state premise.

Since both people share the land they call home, their futures are tied together.  They must chart their future together as equals.  As Israelis and Palestinians are already largely governed by one government and one state, it is time that they have an equal voice in that government and an equal voice in determining their shared future.  A shared state providing equal rights and protection under the law to all those who live in this shared homeland is the only way for the two peoples to enjoy peace and prosperity.

The two-state solution is finished, done in by decades of settlement activity entrenching unmovable colonies.  A pluralistic, secular democracy in all of Israel/Palestine, with no partition and no segregation, will be a powerhouse of creativity and cooperation and will enable Israelis and Palestinians to move ahead towards a bright future. What worked in South Africa and a de-segregated American South can work in Israel/Palestine as well.


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